Les cuisines collectives: un projet citoyen qui se mijote avec les municipalités | Défi Santé Aller au contenu principal

Les cuisines collectives: un projet citoyen qui se mijote avec les municipalités

Cuisines collectives

30 octobre 2017
En plus de permettre à un petit groupe de cuisiner des plats économiques, sains et appétissants pour la maison, les cuisines collectives permettent aux citoyens de s’engager individuellement et en groupe dans leur communauté. 

Pour encourager les citoyens à développer leur autonomie alimentaire et à prendre en charge leur sécurité alimentaire, les villes et villages du Québec peuvent notamment:

  • mettre à la disposition de la population des locaux pour cuisiner;
  • offrir un fond de cuisine et l’équipement de cuisine pour que le projet se réalise;
  • subventionner le salaire d’une ressource dont le rôle est de soutenir et d’accompagner les groupes de cuisines collectives;
  • offrir gratuitement la formation Démarrage et Animation d’une cuisine collective du Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ).

La cuisine collective, c’est plus que de la cuisine! 

Une cuisine collective, ça va plus loin qu’une proposition de loisir. C’est entre autres un moyen de manger sainement pour plusieurs et de lutter contre la pauvreté. Vous vous demandez si les cuisines collectives ont d’autres retombées positives? En voici quelques-unes: 

  • Favorise l’apprentissage, le partage et l’entraide intergénérationnels;
  • Améliore les conditions de vie des citoyens participants;
  • Évite le gaspillage.

Les 4 étapes pour mettre en place une cuisine collective 

Pour le bon fonctionnement d’une cuisine collective, le groupe doit non seulement miser sur les forces individuelles des participants, mais également suivre les étapes suivantes: 

 

  1. La planification
    Planifier une cuisine collective ça commence par la promotion de l’événement, le recrutement de participant, le choix des recettes, le calcul du budget, sans oublier le rassemblement du matériel comme les ustensiles, les plats et les chaudrons.

  2. Les achats
    Selon l’entente du groupe, une ou plusieurs personnes se rendent à l’épicerie acheter les aliments nécessaires à la préparation des plats. Les trucs pour compléter cette étape: consulter les circulaires, dresser une liste d’épicerie et amasser des coupons-rabais. 

  3. La journée de cuisson
    Au moment convenu par le groupe, les personnes participantes se rencontrent pour cuisiner les plats, qu’elles se partageront et rapporteront chez elles. 

  4. L’évaluation
    Au moment qu’il juge propice, le groupe évalue le déroulement de la rencontre, les recettes et l’esprit d’équipe.

Vous cherchez des recettes à cuisiner en groupe? 

Le Regroupement des cuisines collectives propose ce recueil pratique!

TÉLÉCHARGEZ LE RECUEIL DE RECETTES
 

Le mouvement des cuisines collectives au Québec

Les cuisines collectives, c’est près de 1 400 groupes, soit plus de 10 000 personnes qui collaborent avec le RCCQ pour cuisiner 1 400 000 portions par année dans toute la province. Le RCCQ offre aussi des formations. 

Dans la région des Laurentides, le RCCQ collabore avec les organismes du milieu pour y offrir la formation L’alimentation m’anime. L’aventure a débuté avec la mise en place d’un groupe pilote pour confirmer et s’assurer que le contenu a un écho chez les gens de la région. La démarche continue de faire du chemin puisque la région dégagera des fonds pour former gratuitement 60 personnes dans l’ensemble des MRC. Cette formation permettra aux participants de développer un esprit plus critique vis-à-vis de la tonne d’information qui circule sur la saine alimentation et de renouer avec le plaisir de manger. Une belle façon de mettre fin à la désinformation alimentaire. 

Vous souhaitez acquérir des connaissances et les aptitudes nécessaires à la mise sur pied d’un tel projet dans votre municipalité? Contactez le RCCQ, au 1 866 529-3448, pour en savoir plus sur sa formation Démarrage d’une cuisine collective